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bobbybrooks
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Blog Livre
Date de création :
17.03.2008
Dernière mise à jour :
14.05.2008
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La grande évasion Chap.1

La grande évasion Chap.1

Posté le 02.05.2008 par bobbybrooks
Margareth était penchée vers la fenêtre. Putative, elle avait le regard plongé vers l'exterieur. Elle revait de liberté.
Car la vie abominable qu'elle endurait depuis un ans et demi, dans l'etablissement pour personnes agées de Leavenworth, n'avait rien à voir avec de la liberté.
Cette maison de retraite était, selon elle, la pire de toutes dans les Etats Unis d'Amerique. Les pièces y étaient insalubres et délabrées. La nourriture y était fade, les loisirs inexistants. Les vieux attendaient là, mourrants sur place. Sans rien faire, ils ne profitaient pas de la fin de leur vie. Ils ne sortaient jamais, s'ennuyaient et, peu à peu, sombraient dans une triste solitude ou une tragique démence. Margareth déséspérait. Elle voulait quitter cet endroit horrible et profiter des bonheurs perdus de la vie. Mais elle était obligée de rester, séquéstrée entre quatre murs, jusqu'a la fin de son existence. Elle était comme une prisonnière dans le couloir de la mort.
Soudain, un des sinistres gardiens de cette prison sans criminels troubla les pensées de Margareth. Il hurlait grossièrement :
— C'est l'heure des médocs les vieux! C'est l'heure!
En réalité ce n'était pas un gardien mais le gardien de Leavenworth. Billy Peters était le chef du personnel de l'établissement, et prenait plaisir à terroriser et rendre la vie dure aux seniors qui vivaient ici. C'était un sadique qui se montrait irrespectueux et méchant envers les personnes agées. A vingt huit ans, c'était le seul membre du personnel à e^tre investit dansq son travail, les autres se contentant de lire leurs magasines à longueurs de journées, en attendant leur fiche de paie.
C'était le soir à Leavenworth. L'heure des médicament que les seniors avaient parfois du mal à prendre. Marge les prit à contrecoeur. Mais ce ne fut pas le cas de Richard Preston, qui avait des envies de rebellion.
— Non! Je refuse de prendre ces saloperies, nom de Dieu!
Proche de Margareth, il adorait raconter encore et encore ses lointains souvenirs de vétéran de la bataille d'Okinawa dans le Pacifique où il avait prit une balle dans la jambe droite après avoir éliminé un général Japonais.
Billy, les médicaments en main, prit un air hargneux.
— T'es sur ? criait-il. Tu ne veux pas les prendre ?
Richard aussi s'enervait, toujours assit sur un fauteuil, des lunettes de pilote sur le nez. Il répliqua :
— Comment osez-vous me tutoyer jeune homme ? Blanc-bec ! Vous parlez au Lieutenant Preston, 405ème division aéroportée en 1945 et...
— Tu vas prendre tes médocs tout de suite sans broncher ou je vais devoir t'attacher !
— Mais, je...
Richard se tut. Il aurait pu lancer une contre offensive mais il n'avait plus de forces. Il était physiquement faible. Il tendit sa main tremblante vers le petit gobelet et plastique et avala ses cachets, sans rien dire. Ces fameux cachets represntaient le déshonneur qu'il éprouvait en tant que soldat et en tant qu'homme. Lui, cet ancien valeureux combattant pour l'Amérique, dirigé, prisonnier de ce gamin immoral et stupide.
Billy lacha un rictus.
— C'est bien mieux comme ça. Niark, niark !
Il faisait vaguement penser à un officier nazi.
C'est à ce moment que Margareth fut décidée à mettre au point son idée. Une idée qu'elle avait eue il y a trois mois de cela, et qu'elle avait gardé. Elle avait une solution. Une solution à tous leurs problèmes.
Cette solution, c'était l'évasion.
Elle ne pouvait plus attendre. Elle allait partager son idée à ses amis seniors...









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